ce que vos yeux vairons

Mois : juillet, 2017

Narcose

Dans le cartable,

Une pomme. Le cuir, imprégné,

Son tampon d’éther.

Indivisible

La dune est une, qui

Etre, sans l’innombrable,

Tous ces grains de sable.

Wounded knee

Mémoire de forme de

La blessure, elle ne tarit

Pas. Elle se souvient.

Poésie

Je ne sais pas dire

La feuille qui tombe, l’herbe qui

Tremble, c’est ainsi.

Tut mir Lied

Je souffle sur le

Carillon, pas de vent, nur

Ein kleines Ding, Ding.

Besoin d’eux

Je taille les rosiers,

Ont-ils besoin de moi, ou

Est-ce moi qui ai

 

SAS de décompression

Regarder filer

Le train, les bulles, l’été est

Là, débarquement.

Puits Max

Du soutènement,

La pile, un vérin avance

Au fond de la mine.

 

Les rosiers

La tâche est immense,

Par où commencer, rendre aux

Fleurs figure humaine.

Zan

Avant, quand je vivais. Demain, là, posé de tout son poids sur ma poitrine. Je laissais faire, je ne faisais pas le poids. Je n’étais à rien de ce qui faisait le moment, ces petits riens, avec beaucoup de goût, j’avalais sans mâcher, une autre boule dans l’estomac, un autre poids. J’étais là, où ça, jamais là où je me pensais,  là, ailleurs, des synonymes, jamais une coïncidence. Maintenant, un mot long à dérouler, un peu comme ces serpents de réglisse, prendre le temps, aller jusqu’au bout du ruban, entre ses anneaux noirs, un petit rien, le sucre d’un bonbon.