ce que vos yeux vairons

Mois : août, 2017

You say Aleppo

En Alep, où sont

Les savonniers, et les restes

De l’hôtel Baron.

Sergé

La mer, juste le

Ciel descendu sur terre et

Tout ce bloeu dans l’eau.

La chape

J’ai dormi sous un

Drap de briques, la nuit sur moi

S’ était éboulée.

 

Affamé

Ma voracité

A dormir, je me gorge

De nuit bien grasse.

Hématome

Dans la cage, l’oiseau

Aux ailes curaçao, le

Ciel a le coeur gros.

Rétines

Trouvé, l’endroit à

Aimer, les yeux grand ouverts

L’impression se fait,

 

Comme le tampon de

Bois sur une indienne, argent

De la lune sur mes

 

 

 

Peut-être

Patience de la source.

Tiens, un promeneur. Il n’a

Pas soif. Un autre,

Dignité

Une femme. On dit, une femme au foyer. Elle ne travaille pas, elle a quatre enfants, dans un petit appartement, dans un grand ensemble. Autour du bloc, il n’y a rien, un terrain vague. Le documentaire date des années soixante, les immeubles n’ont pas encore été absorbés par la ville, la banlieue est aux champs. La femme est vieille, mais ses enfants sont petits.Elle n’est pas vieille, elle est fatiguée. Ses enfants sont toujours habillés de blanc. Elle les change deux fois par jour, ils se salissent si vite, en blanc.
Ses enfants en blanc, sa fierté de femme au foyer. Sans machine à laver.

 

Ensorceler

Et d’abord, trouver

L’enchanteur, éprouver ses

Sorts, et se laisser

Jaï-Alaï

La balle ébranle le

Mur, elle ne rebondit plus,

Changer les règles.