ce que vos yeux vairons

Pierre Dhainaut

Il s’appelle pierre
Des mots, nommons-le
Havre. Estuaire.

Peanut

Plateau de pistaches.
Une coque. Son bois aux pointes
Acérées. Vide.

Enfleurage

L’arbre, entre ses racines. Un cahier, ouvrir son filet. Attendre. Une feuille tombe, des gouttes d’eau, une brindille. Leurs traces, brunes, mouillées, et le vent tourne une page. Un insecte, le cri d’un oiseau, en presse-papier.

Du souvenir

Faire durer l’os, le
Ronger à peine, s’interdire
La moëlle et le coeur