Reine d’un soir

par marronbleu

La nuit tombe sur le vallon comme une pierre. Tout s’obscurcit, le jour bat en retraite, sous les arbres, quelques restes de lumière, un soir pâli, bientôt souillé de suie, comme un animal pris dans le sillage d’une seiche, et de ses jets d’encre.
Loin au-dessus des sapins, un jour aminci, rose, puis gris, puis la lutte prend fin.
La nuit étend son empire, son manteau de sacre noir.