ce que vos yeux vairons

Mois : septembre, 2017

Up

Sur le vallon, se
Peint à l’éponge, toile de Jouy,
Sa cendre de rose.

Jpeg

Jpeg

Ronde de nuit

Au-dessus du lit,
Le plâtre lisse du plafond,
L’homme n’a rien, ni femme,

Ni sommeil, juste un
Plafond blanc, son terrain vague,
La friche où il erre.

Prendre les choses à coeur

Quéribus. Un poing
De pierres encore palpitant.
Souffler sur sa ponce.

Vieux, veuf

Ce qui entre encore
Ici, les bruits du palier,
Le facteur, et le

Néon, le soir, une
Croix verte qui clignote au
Milieu du salon.

Sur les toits d’Apamée

Les tourterelles, cerfs-
Volants, sans autre fil que
Le ciel et le vent

La noce, l’ennui

L’intaille, le camée de
Mie bise, boulettes de pain, sises,
Grises, sous la serviette.

Cantine

L’archet, une cuillère
Qui râcle son crincrin de
Faïence, bol de soupe.

C’est là

Nous sommes un pays de Galles, tout là haut, dans un repli, une encognure. Notre terre, comme un accroc, une fêlure, dans le coin d’un tableau. Nous parlons notre sabir, nos accents, coupants, nos ghettos les plus sûrs. Ici, le soleil tape, l’hiver tape, ce pays est une forge et nous dormons sur son enclume. Qu’y a-t-il de vert, de bleu ici, les yeux de nos pères, rougis, et noirs, revenus de la fosse, soutiers aux enfers.

Quel quart

L’heure la plus enfouie,
Loin du jour, ma cigarette,
Lentille d’un phare.

Papier tue-mouche

Dans la cuisine, un
Collier de perles baroques,
Leur moire irisée.