Une araignée
Son menton tremble,
Sa mantille, traversée par
Le vent, un monarque.
Son menton tremble,
Sa mantille, traversée par
Le vent, un monarque.
Entre le ciel et
Là, à peine la membrane
D’un volet. Une peau.
Abandonné dans
L’allée, le caddy, dedans,
Trois fois rien, une vie.
Syrah, prune, airelle,
Indélébile, elle, l’encre
Des fruits. Marque-doigt.
Une amande. Son coeur,
Amer, aussi, quelquefois.
Son acide prussique.
Le buisson de fleurs.
J’y vois déjà un bouquet,
Sans voir le buisson.
L’île. Son rivage de
Verre où a fait naufrage
La fleur. Rosinsonne.
« Le fou, la reine est belle, mon peuple est heureux » dit le roi à son fou.
« Mais tu t’ ennuies, c’est le paradis. Console-toi, Dieu s’ ennuie bien plus que toi. Son fou l’a quitté. Il est descendu sur terre » répond le fou à son roi.
« Le fou, il me faut prendre reine. Quel serait ton choix ? » demande le roi à son fou.
« La soeur de l’élue de ton coeur » répond le fou à son roi.
« Je vais changer de fou, tu n’es plus assez impertinent » dit le roi à son fou.
« Vieux fou » répond le fou à son roi.