ce que vos yeux vairons

Mois : septembre, 2017

Conte à dormir debout

L’histoire. Je me la

Raconte tous les soirs, le soir,

Je suis un enfant.

Fièvre

Dans le baquet, les
Mains cisaillées. Un marbre
Veiné. Rouge sur blanc.

Feu grégeois, l’onglée,
Son froid barbelé au fond
Des poches. Surrender.

Fou, au torrent

Un homme s’ ébroue, sa
Peau est une peau de tambour
Qui tremble comme un

Jour de fête. Itou

Un lapin gourmand,
Qui aime bien les gaufrettes,
Ce n’est pas courant.

Le K2 du bagagiste

Voyons ,ici
Une Vuitton,
Deux malles cabine
Et un petit colis
Papier carton,
Et posé
Au sommet
De la pile,
Mon fragile
Petit
Pyramidion.

Sur mes doigts

Les mains, soudées comme
Les anneaux d’une chaîne, la
Ronde tourne, du sang

Veuillez toucher

Rétifiée, la chair
Des bronzes, ronds et lisses, les corps
Sont doux. Brancusi.

Les sucs

Une odeur dans la
Maison, le melon essaime.
La guêpe, Pont du Gard.

Run, run, runes

Sybille, Sylvie, et

Autre Pythie, quoi de neuf,

Là haut en vigie.

Du ciel, en veux-tu,

En voilà, à coup  de grand

Bleu, heureux présage.

 

Kodak

Sur la photo

Au regard baissé,

Il y a votre visage,

Une courette

Ou est-ce un patio,

Avec son soleil,

Il y a là,

Une jarre de terre cuite,

L’été et ses ombres,

La branche d’un palmier

Qui vous frôle,

Et vous,

Les yeux baissés,

Lisant.