Conte à dormir debout
L’histoire. Je me la
Raconte tous les soirs, le soir,
Je suis un enfant.
L’histoire. Je me la
Raconte tous les soirs, le soir,
Je suis un enfant.
Dans le baquet, les
Mains cisaillées. Un marbre
Veiné. Rouge sur blanc.
Feu grégeois, l’onglée,
Son froid barbelé au fond
Des poches. Surrender.
Un homme s’ ébroue, sa
Peau est une peau de tambour
Qui tremble comme un
Un lapin gourmand,
Qui aime bien les gaufrettes,
Ce n’est pas courant.
Voyons ,ici
Une Vuitton,
Deux malles cabine
Et un petit colis
Papier carton,
Et posé
Au sommet
De la pile,
Mon fragile
Petit
Pyramidion.
Les mains, soudées comme
Les anneaux d’une chaîne, la
Ronde tourne, du sang
Rétifiée, la chair
Des bronzes, ronds et lisses, les corps
Sont doux. Brancusi.
Une odeur dans la
Maison, le melon essaime.
La guêpe, Pont du Gard.
Sybille, Sylvie, et
Autre Pythie, quoi de neuf,
Là haut en vigie.
Du ciel, en veux-tu,
En voilà, à coup de grand
Bleu, heureux présage.
Sur la photo
Au regard baissé,
Il y a votre visage,
Une courette
Ou est-ce un patio,
Avec son soleil,
Il y a là,
Une jarre de terre cuite,
L’été et ses ombres,
La branche d’un palmier
Qui vous frôle,
Et vous,
Les yeux baissés,
Lisant.