ce que vos yeux vairons

Mois : septembre, 2017

Prenez

Que vous donner, le
Plus sombre de mes peaux, la
Nuit, toutes mes paumes.

Jamais

Vous dire. Sortir de
L’ombre, vos ombres, avant qu’elles
Ne s’estompent à

Ci-dessous, de quoi écrire

 

 

Ceci est une page blanche

Vous pouvez

Ecrire,

En faire un avion en papier,

Les deux

 

Bagage à main

Vous êtes si léger,
Sans autre poids que celui
D’une feuille de papier.

Vous êtes le mouchoir
A déplier, entre ses
Carreaux, rouge encens.

Silence

L’empreinte de votre
Pierre, tous les jours, et la marque
En creux de votre

Publit de nuit

Attendre. Le noir,
Ne plus voir le papier, chant,
L’ombre, ton support.

Reine d’un soir

La nuit tombe sur le vallon comme une pierre. Tout s’obscurcit, le jour bat en retraite, sous les arbres, quelques restes de lumière, un soir pâli, bientôt souillé de suie, comme un animal pris dans le sillage d’une seiche, et de ses jets d’encre.
Loin au-dessus des sapins, un jour aminci, rose, puis gris, puis la lutte prend fin.
La nuit étend son empire, son manteau de sacre noir.

Aïeaitiait

Scola, Pilâtre
De Rozier, pas zema, mon
Chiffre. Alan Turing.

Squadron leader

Haut dans le ciel, une nuée argentée se brisant comme un banc de poissons, y-a-t-il un oiseau que suivent tous les autres, celui pour lequel battent toutes ces ailes à l’unisson.

Le bout du monde

La maison, roulée
En boule sur ses bardeaux comme
Un bon chien. Elle veille.