ce que vos yeux vairons

Art-Kéologie

Au chevet du lit, le chevet. Le tiroir est entrouvert sur un mouchoir, qui ne rend maintenant que l’odeur du bois. Mais il suffit de peu, plonger son visage parmi ses carreaux, pour sentir, retirée dans un coin, la trace de votre parfum.

Meeley était prête

Hedda ne l’était pas. Mais elle s’alignerait. Max pourrait faire craquer tout ce qu’il voulait, doigts, mâchoires, elle s’obstinerait.
« Elle a tout vidé, les sièges, il ne reste rien, elle n’emmène personne » dit Irène
« Dis lui, toi, jamais elle ne l’arrachera. Et après, elle fera quoi ? »
René ne répondit pas.

Le soliflore

Le parfum, le parfum d’une phrase. Un vase que je tourne entre mes doigts. Un filet d’eau, et sur le substrat de la mémoire, laisser pousser. L’odeur de quelque chose, en forme de fleur, le crépon d’une rose, et sa corolle de papier.

État des lieux

Vous me haïssez. Mieux que rien. Vous pourriez ne pas m’aimer.

Landing

Capitaine, capitaine,
Alien sur l’Intercom.
« Demandez-lui quelles sont ses intentions, Monsieur Sulu »

Un café

Seigneur, le jour se
Lève, ôte tes boules Quiès, je
T’invite. Voudras-tu

Petits arrangements avec le Panthéon

Avant de demander. Longtemps exercer. Sa génuflexion, apprendre à remercier. Mais Il me connaît, à vouloir Le mettre dans ma poche, Il m’enverra bouler. Encore une fois.

Velcrocs

Sur mes genoux, aucun cal. Mon prie-Dieu est de velours. Comment pourrait-Il m’entendre.