Convocation au chapitre. Cinq sens
par marronbleu
La bibliothèque.
Passer en revue ses rayonnages, chercher.
Les livres, leurs tranches alignées, dans le désordre.
Attendre, trouver un titre qui se manifeste.
Quelque chose de léger. De grave.
Les deux, peut-être.
Le koala tueur et autres histoires du bush.
La route sanglante du jardinier Blott.
La conjuration des imbéciles.
Un pincement.
Dans le ventre.
Le dernier de la liste.
Qui remue plus que les autres.
Les doigts se souviennent, avant les yeux, alors la main se tend, mécaniquement.
Tout est là.
Quatre mots, et l’histoire se dilate déjà.
Une ambassade, quatre hérauts.
Soulever le rideau.
Toucher le grain du papier, les pages cornées, et entre les pages, des grains de sable qui crissent, la virgule mince d’un cheveu, oublié.
Les feuilles, gondolées, un verre d’eau, un verre, la mer, peut-être, puisqu’il y a du sable.
Sur le plateau, les choses se mettent en place.
Le décor, les personnages.
Humer.
La poussière, l’odeur.
Les feuilles jaunies, le papier qui a fané, une odeur de bric-à-brac, de vieille boutique obscure.
Les pages craquent.
Le papier est parcheminé, sa peau trop fine, et le réseau noir des lignes qui l’irriguent.
La résille d’une histoire.
Poser le livre.
Il s’ouvre comme un éventail, toujours à la même page.
Sa mémoire, plus fidèle que la mienne.
Ignatius J. Reilly s’avance.
Avant de lui laisser prendre toute la place.
Goûter subrepticement.
Du bout de la langue.
L’acidité du papier.
Sa cellulose.
Le goût du graphite, les traits gras du crayon à papier.
Qui a annoté, il y a longtemps maintenant.
Les tribulations extraordinaires de ce gros garçon.
Foncer sur la bergère.
S’installer confortablement.
Le voyage sera long.
Le temps ne compte pas.
Délicieux.
Merci.
les doigts
le nez
les oreilles
choisissent
pour les yeux
des livres
en Tire
Lire
Je vais essayer de le traduire et le partager sur mon blog. Pas avant demain.
Etre leur jouet.
C’est là un grand honneur que vous me faites. Permettez-moi de vous en remercier.
plonger
devenir
autre
revenir
augmenté
D’un dièse.
Attendez de me remercier quand je l’aurai publié :)
d’un soupir
d’un souffle
d’une harmonie
d’une symphonie
Je ne peux que vous remercier pour le sens de votre démarche.
Je serais bien incapable d’émettre le moindre jugement quant à votre travail de traduction, même si je ne doute pas de sa qualité.
Musique.
choisir alors
plutôt
des livres
musiques
poétiques ;-)
Le chant d’une hirondelle.
Et ceci, pour le plaisir de reconnaître la voix de feu mon maître.
Et enfin.
Ceci.
Je vous ai envoyé un e-mail
Sacrée Musique!!
Merci :-)
https://arbreamusiques.wordpress.com/
les âmes s’aimant aux champs leurs bonnes graines
Son sacre.