Iago

par marronbleu

Fauve, et noir.
Un beau chien.
Docile.
Jusqu’à la blessure.
Ses crocs dans la pommette de mon frère.
On ne joue pas avec le collier d’un chien.
Alors, les cris.
Les aboiements.
Fuir dans la cour.
Et par la fenêtre, regarder.
Le sang, Philippe.
Le monde s’affaire autour de mon frère.
Et l’on m’oublie.
« Je suis là ! »
Je tape dans le carreau, et mon poing passe au travers du verre.
Moi aussi, je l’ai.
Ma blessure de guerre.