ce que vos yeux vairons

Sprudel, Strudel

Mon goût pour tout ce
Qui se dépiaute, se feuillette,
Palmito, makowiec.

Dummheit

Je m’épanche, et tu te penches si peu sur ma vie, et toi, le genou, ça va la (syno)vie ?

Confiteor

Dans le bocal, l’eau,
L’été, conjugaison du
Soleil au citron.

Hin und her

Je suis de l’ubac, toi de l’adret.
Juste de l’autre côté de la forêt.
Une montagne, et ses versants.
Sa ligne de partage des eaux.
Les os de nos pères.
Ligne de fracture, les mots, la frontière.
Les mots qui s’emmêlent, passée la plaine.
Ils s’en mêlent pour nous.
Schaukelchaise, ein schöner bonjour.
Une rangée de sapins en sentinelle.
Mes yeux la voit bleue, garance, et terre de France.
Ici, au fond du vallon, la forêt te ressemble, mélancolique et sombre, la tombe du soir.
Buvons, Siggi, et disons de la poésie, ta forêt est noire, mais demain.
Les sapins ne se font pas la guerre, ni noirs, ni bleus.
Les arbres ont couleur d’arbre, tellement verts, et je lève mon verre, Bruder.
Zum Wohl !
Die Sonne brille wieder.

That’s all, folks

Le temps du muet.
Vos terres, Max.

La bogue

Je mute, dans mes doigts,
Du levain, de la pâte à
Bois, je lève enfin.