Tief atmen

par marronbleu

L’écran est là.
Devant moi.
Un peu penché, comme une psyché.
Le clavier, et ses touches carrées, noires, un quadrillage de plastique, l’empreinte d’un gaufrier.
Mes doigts gourds qui tapotent pour se réchauffer, la pièce est froide, de ma main coule une pâte épaisse et dure, celle de mes doigts raides.
Cela ne donnera rien.
Coucher la psyché sur le gaufrier, cela ne donnera rien, une pâte morte, comme ces pâtes à sel.
Jolies, brillantes, mais dures sous la dent.
Attendre.
Ne pas s’impatienter.