Journal
par marronbleu
Hier.
Son goût de journée insensée.
Je n’ai rien préparé.
J’attends dans le hall.
Au fond du sac, La première gorgée de bière.
Je ne le sors pas.
J’attends.
On vient me chercher.
Pour la première fois, je monte ici les escaliers.
Le conseil de guerre.
Une table rectangulaire, et beaucoup de sièges vert pomme.
Je pense aux petits pois de Philippe Delerm.
Mes deux bourreaux m’ont fait pleurer.
Je ne les oublierai pas.
Comment oublier la chemise émeraude de Monsieur F., assortie aux sièges, et son sourire, lorsqu’il m’a souhaité bonne chance.
« Une nouvelle vie commence » me dit-il.
Hier, tout est vert.
La Justice
En son Palais
Parla.
Je le crois.
demain
tout sera
selon tes mains
Une prophétie.
un Projet
Je prie pour toi Marronbleu.
Ce fut une belle journée. Ceux que je pris pour des bourreaux furent deux larrons pleins d’humanité. Alors pleurer. De joie. Je m’assois à côté de vous, et je prie un peu aussi, si vous le permettez.