Malakoff-Chamonix
par marronbleu
Un givre de feuilles, que mes pieds froissent en traînant. Dans ma poche, un paquet de gaufrettes, le praliné du lapin Gringoire. On chausse du combien, quand on a huit ans, et que l’on traîne les pieds sur les tapis de feuilles sucrées au premier gel. Je ne m’en souviens pas, le lapin Gringoire a disparu, emportant avec lui toute mesure, celle de mon petit pied, et celle du temps perdu.
Mais le lapin
Est toujours
Vivant
Il a juste disparu. Il reviendra.
en retard
mais le suivre
quand il reviendra