Sur les toits
Le ciel est de buvard, ce soir, des ocelles grises et noires, puis le brouillard, sur son bleu de lin.
Le ciel est de buvard, ce soir, des ocelles grises et noires, puis le brouillard, sur son bleu de lin.
Sur les bords de l’étang, la couronne des arbres arborant le tartan de leur clan, l’or, l’ambre, la rouille du chêne, du hêtre, de l’arbre à noix, hommage de ces rois à la naissance de l’automne.


Au fond du bol froid, riche et gras, le bouillon, des rondelles de carotte, de petites mottes, des quartiers de navet, pris comme des icebergs dans la glace de la graisse, des écheveaux de poireau, chevelure verte et grise d’une Ophélie voguant sur la mer calme de la soupe. Lui donner vie, à la soupe, la poser sur le feu, regarder, humer la débâcle, la merzlota qui fond au fond de la marmite. Sortir une cuillère, une assiette. C’est prêt.