Song for Guynemer
Que dire de novembre, noir de sa plus belle couleur, autrefois insupportable, qu’il est le mois portier de l’hiver, dont j’ai appris à aimer, le jour, les brumes, et, au soir tombant, les voiles du brouillard.
Que dire de novembre, noir de sa plus belle couleur, autrefois insupportable, qu’il est le mois portier de l’hiver, dont j’ai appris à aimer, le jour, les brumes, et, au soir tombant, les voiles du brouillard.
On ne dit jamais « Le quai des brumes », ou « La mort à Venise », ou encore le château d’Yquem, toutes ces choses, chaussures sans l’aiguille de leur talon.
Déshabiller une mandarine.
S’appliquer.
L’éplucher sans briser le long tortillon de zeste, et son capiton, blanc comme une pelure d’hermine.
Déposer le ressort de peau à côté du fruit.
Compter les pépins qui carient certains quartiers.
S’il y en a six, ou peut-être sept, je mangerai la mandarine.
Je fais le tour du fruit.
Il y en a moins, quatre, ou cinq.
Mais si je l’ouvre, peut-être en trouverai-je d’autres.
Manger la mandarine.
Pour vérifier.