ce que vos yeux vairons

Des brins, débris

L’herbe s’empenne, de cheveux d’oiseaux, de fils de coton abandonnés par les fétuques, le vent les natte et les défait, et les emporte. Dans ma main, la récolte.

Jpeg

Aujourd’hui

Recluse, derrière un verre dépoli, la lumière, fanée déjà au point du jour.

Jubiler

Je monte le faux plat, la côte longue sous mes pas, et voilà que la courbe s’inverse, la descente s’amorce jusqu’à l’étang, ils sont là, mes Gambier, mon archipel, l’îlot qui se révèle, j’ouvre les bras sur ses roseaux, se tenir droit, au pays de Verne, je l’ai trouvé, mon continent mystérieux.

‘U’upa a hina

Posés sur l’eau, les oiseaux sont des Centaures qui ne laissent voir d’eux que leurs troncs. Et ce qui bat sous les flots, les pattes, les jarrets, les jambes, dans la chair de quel homme, de quel dieu sont-ils pétris.