ce que vos yeux vairons

HB, hard black Hervé B.

Il y a les crayons gras, dont on suçote le graphite, ceux qui vernissent les lèvres, et carient les doigts, tout ça s’efface.
Et il y a les pointes sèches, les stylets propres à percer la caillasse, à fracasser des rognons de silex, pour y tailler quoi à la hache, love me do, Folcoche.

Étude comparée

Faire chauffer doucement un grand mouchoir en le chiffonnant.
Une goutte, Pour un Homme, de Caron.
Puis prendre du papier d’Arménie.
Et laisser se consumer l’accordéon de carton.

L’étang, sûrement

La grêle de la pluie sur
Sa peau, inclusion de l’air
Dans des bulles-Biot.

Nez à nez

Pour l’odeur de l’hiver.
Poussez la porte d’un réfectoire, un jour bien précis.
Le jour du fruit.
Et ce jour-là, les fumets des viandes, des légumes trop cuits, évaporés.
Magie.
Toutes ces mains enfantines déchirant, han, han, en même temps, la peau épaisse d’un agrume.
Vous verrez, de table en table, de petits geysers orangés crever dans la bouche des écoliers, la lave du jus couler sur les mentons, et vous sentirez l’air se saturer lentement de l’huile entêtante des zestes.