Mi-temps

par marronbleu

La fête, la fête.
Ses repas redoutés.
Repas de fête, le long ennui d’un après-midi, où l’on fait semblant d’écouter le babil importun d’un voisin, engoncé dans un vêtement trop neuf, dont les coutures rêches vous entament les chairs, où l’on boit de temps en temps, pour oublier la pluie et le beau temps du voisin, où le regard s’égare parfois vers le bout de la table, sur un visage inconnu, qui peut-être vous cherche. Et quand le visage se lève pour aller fumer une cigarette, vous le suivez.
Dehors, il pleut. Vous sortez une cigarette, et vous la laissez faire. Le silence, un briquet qui passe, pour toute conversation.