ce que vos yeux vairons

« Octonaires de la vanité du monde »

Vous emmener là-haut.
A l’écart, courir les bois.
Là où la forêt porte son nom sur le front.
Des frondaisons, comme un brassard de deuil.
Le retrait.
Il a neigé d’abondance, mais tout ce blanc cèdera.
Il y aura la voix du torrent, pour tout chant d’oiseau.

A celui dont il est de bon ton de ne pas prononcer le nom, sous peine de se faire laver la bouche au savon

Son nom.
Qui attise les passions.
Qui nous fait écrire, quel tour de force, celui que nous moquions, sa très grande faute, il parlait mal, d’ailleurs, savait-il au moins lire.
Ses cendres sont à peine tièdes, et nous les remuons avec un bâton, que nous le voulions ou non, nous en parlons.
Nous parlons de lui.
Il nous attire.
Il a chanté « J’oublierai ton nom »
Peut-être est-ce là tout ce que nous lui reprochons.
Que nous lui envions.
De mourir vraiment quand nous mourrons.
Et que de nous il ne reste rien.
Son nom, au néon, au frontispice d’un Panthéon.
Son nom.