ce que vos yeux vairons

In the mood for mud

Elle va aller voler.
Des voleurs de poules, ces gens-là, alors, c’est sûr, demain, c’est Noël, elle va aller égorger une gazelle, la lionne.
Ses petits, dans la caravane aux quatre vents, auvent de carton, autour du poêle qui fume de temps en temps, qui demain c’est sûr, fumera, l’attendent, les mains noires, les yeux noirs et brillants.
La lionne aime ses enfants.

Le denier du culte

Comment est-ce, de vivre, avec, pour horizon, les genoux des passants, l’ourlet de leur manteau, des odeurs de trottoir froid, de caniveaux, et leurs eaux grasses, cendre de mégot, molards et étrons écrasés sous les pas, la pitié est pressée, une pièce lancée, le vide, la trace d’un demi-cercle autour d’un homme posé au sol, et qui ne lève pas la tête, il ne mendie pas debout.
Peut-être que cela vous recroqueville, de mendier, cela vous fond dans le bitume.
Vous fait devenir pavé, un gisant, autour duquel l’on piétine.

Bazar aux beaux-arts

Essbar Marzipan
Mozart, Nacht Musik, verdammt,
Wolfgang schläft noch nach.