Le denier du culte

par marronbleu

Comment est-ce, de vivre, avec, pour horizon, les genoux des passants, l’ourlet de leur manteau, des odeurs de trottoir froid, de caniveaux, et leurs eaux grasses, cendre de mégot, molards et étrons écrasés sous les pas, la pitié est pressée, une pièce lancée, le vide, la trace d’un demi-cercle autour d’un homme posé au sol, et qui ne lève pas la tête, il ne mendie pas debout.
Peut-être que cela vous recroqueville, de mendier, cela vous fond dans le bitume.
Vous fait devenir pavé, un gisant, autour duquel l’on piétine.