ce que vos yeux vairons

RUN

Le printemps, je l’entends, je le flaire, deux notes du chant d’un oiseau, il se tait brusquement, lui sait que c’est l’hiver, l’odeur de bois mouillé et vert, fumigation de cheminée, je voudrais passer à grandes enjambées sur janvier, steeple sur février, atteindre hors d’haleine les premiers bourgeons d’argent du cognassier.

Quadrature du carreau

La vie sur la vitre, le matin.
Une bruine de respiration, l’empreinte d’un souffle, le dormeur est là, dans ces gouttelettes, fixées par le froid.
Il y en a qui écorcent des troncs, une flèche traverse un coeur, accroche deux initiales.
Je trace un rond, dans la buée de condensation.