Autour de l’étang, segment 22
Hier, verte encore, la page blanche de la prairie, et aujourd’hui, en explosion, oh! jaunes, les onomatopées des primevères.
Hier, verte encore, la page blanche de la prairie, et aujourd’hui, en explosion, oh! jaunes, les onomatopées des primevères.
Vivre à l’heure d’avril,
L’hiver, hier, et demain,
L’été en levain.
Je marche, sous mes
Pieds, verte et jaune, de la gouache,
Oh, une primevère.
Le goût andalou de la première fraise.
Furtive, l’empreinte du cuir de la main du Marocain qui l’a cueillie.
Le sucre amer de sa sueur.
Dans le jardin, chaque
Matin, lentement le lierre,
L’arbre, au corset.
Ni coup, ni morsure, comment en vouloir au soleil pour ces aplats incarnat, deux petites billes cerise-burlat sur le haut de mon visage, chaud, sous sa main vermeille.
Et l’herbe, cendre,
S’enhardit, tout ce vert, je
Prends un bain de mousse.
Passer le vent au
Crible, ici, pour toute
Tramontane, la bise.