Entre là-bas, et ici
Mon petit pays.
Une gêne.
Un ongle incarné, un caillou, entre eux et nous.
Sans papier d’identité, cent papiers d’identité.
Sans langue aucune, il y en a tant.
Une terre que l’on foule, sans jamais s’arrêter, à marche forcée.
Nos cathédrales de grès ont des gueules de chevalement, et les yeux de nos pères, des yeux de biches, khôl de pharaon, la crasse, talc de charbon.
On ne s’y arrête pas.
Et pourtant, il y a là le pays de mon étang, bien à l’abri.
Un recoin de paradis.