ce que vos yeux vairons

Sing, sang, sung

La lumière, je l’aurais voulue crue, passant tous les bleus du ciel au vernis.
Ici, le ciel n’est ni Roi, ni Nattier, l’été, mais parfois.
Dans l’air, poussiéreux, une farine fine, poudre de foin, passée au tamis, le vent à peine.
Et le soleil, doux sur mes bras, son jaune à la détrempe, une fin de brasier, tiède.
Il n’y a personne, les champs, et l’étang sont quiets.
Chanter tout bas, mais mon pas ne s’accorde à rien.
Alors je me tais, et ce qui vient, boum, boum, chiourme de galériens, qui freine ma foulée, il me semble traîner des chaînes.
In petto, le chant des marais.
La maison est loin.

Minnesang

Les stridulations, oh! pas fort.
Les cigales, de l’Est, du Nord, mon Nordeste.
Petites chapelles aux champs, dont le vitrail des ailes renvoie des vêpres, accent occitan, non, elles frottent du rugueux, un peu, du franc, du francique, jusqu’à l’allemand le plus doux, une langue lavée, Wotan balayé, ne reste que le nectar du chant, sur le Neckar, un lied, son élixir, Vercors, et von Ebrennac.

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