Sing, sang, sung
par marronbleu
La lumière, je l’aurais voulue crue, passant tous les bleus du ciel au vernis.
Ici, le ciel n’est ni Roi, ni Nattier, l’été, mais parfois.
Dans l’air, poussiéreux, une farine fine, poudre de foin, passée au tamis, le vent à peine.
Et le soleil, doux sur mes bras, son jaune à la détrempe, une fin de brasier, tiède.
Il n’y a personne, les champs, et l’étang sont quiets.
Chanter tout bas, mais mon pas ne s’accorde à rien.
Alors je me tais, et ce qui vient, boum, boum, chiourme de galériens, qui freine ma foulée, il me semble traîner des chaînes.
In petto, le chant des marais.
La maison est loin.