ce que vos yeux vairons

Chant du signe

La fleur, dans son corral, un vase, une pâte de verre, enlisée.
De l’eau, jusque sous les aisselles, elle perd ses cheveux, pétale après pétale, et son teint de rose.
Je l’arrose.
Je prolonge l’agonie.
Le billot lit sur la cellophane, plaisir d’offrir.

Artifice

Sais-tu que j’avais pensé me déguiser, géant vert, Cetelem de la publicité, afin de ne point t’effaroucher.
Me faire carbréléon.
Peut-être aurais-tu ri.
Un début.

« Rencontre du troisième type »

M’asseoir, face à toi, un parloir.
En vois-tu la paroi de verre, si tu as des lèvres, ce qu’elles murmurent tout bois, et que je n’entends pas.
Crie, aboie. Parle. Signe.
Je te dessine des doigts, je les pose contre ton tronc.
Dessine-moi ton prénom.

So oder so

« As-tu porté autrefois des oiseaux à bout de bras »
« Si près du ciel »
Toutes ces branches, leur entrelacs, et aujourd’hui, le billot, sans rien, sans main.
« Tu es « arm »
En allemand, arm, c’est à double tranchant.
Bras, et pauvre.
Armer Arm.