ce que vos yeux vairons

Mois : Mai, 2018

No kill

Jpeg

« Fisherman’s friend »

Il porte un nom de chasseur de baleine blanche, Ansgar.
Il est vieux, des paumettes si hautes, qu’elles s’enfoncent parfois sous l’amande de ses yeux, l’Allemagne, passer la Pologne, et puis après, les forêts, l’Oural, les visages à la serpe, Lee van Cleef, qui pêche la carpe, son vieux break, une première main, aucun bric à brac, tout est rangé, soigneusement, la minutie, le respect dû au gibier, le matin, une toilette sommaire, il n’y a rien ici, mais Ansgar sent le savon, j’entends parfois le bruit d’abeille que fait son rasoir, tôt, le matin, quand s’éveillent les habitants de l’étang.

Fanées

Jpeg

Rose

Jpeg

rose

Jpeg

La nauséabonté

Apanage rance de l’âge, sa cruauté, aigre-douce.

Alambic

Dans le mortier, qui sent, noir, comme une théière culottée, de la poudre, des baies à demi broyées, des clous, de la gomme, du verre dépoli, cailloux d’oliban, gravier du genièvre, lentes du carvi, perles molles du lentisque, une garrigue, armoire d’apothicaire, ses portes entrouvertes sur le maquis, papier d’Arménie, une cigale stridule, sur la margelle du mortier, au fond, un jus, du noir au vert, un brassin, brûle-parfum, l’Orient.

To(d)tem

Jpeg

Jpeg

Lacunaire

Jpeg

Zum Wohl, Bruder !

Pour un sloop, une caravelle, prendre un clavelin.
Pour une barque, un sous-marin, un flacon de vin du Rhin.
Boire, on n’a rien sans rien.
Coucher la bouteille sur le flanc.
Faire un lit de lie.
L’imiter, si l’on est fatigué.
Puis laisser faire la nuit, ses levains, et au matin, coquille de noix, Manureva, un esquif, trois bouts de bois, amarrés.
Le voir, pour le croire.