ce que vos yeux vairons

Mois : Mai, 2018

Le petit bras, nymphéas

Jpeg

Les saisons de la petite maison, l’orage

Jpeg

Le lendemain

Le billot n’a pas bougé.
Il est d’un blanc sec, et usé, la Javel de la mer a érodé son aubier, l’écorce, tannée, le sel, en cristaux, sur sa peau.
Le plus beau n’est pas de cuir.
Il le garde au dedans de lui.
Noir.
« Me parleras-tu ? »

Les houillères

Les soubresauts, ceux de l’air.
Violents, l’ozone, la cordite, la chair entrouverte de l’orage, l’intime d’une odeur, absolue, les nuages, lourds, vraquiers noirs que le vent pousse, et le danger.

Metarbazar02

Jpeg

Metarbazar01

Jpeg

Les apparences

Avec le billot, je tente le bambara, le mandingue, tu me rends dingue, parle, espèce de bout de bois.
Et là, dans sa bouche, sans une écharde, le lait noir de Césaire.
« Pardonne-moi »
Le bois, ne rudoie.

L’entremise

Ici, ne sont que débris, et fétus, de la forêt échouée, son broyat.
« Es-tu de bois, déraciné ? »
Le billot ne bronche pas, sans membres, sans voix.
Que reste t-il d’arbre, en toi.
Ton visage, tes cernes lourds, en lèpre, sous ton regard.
Tout cela, plus que moelle.

Teinture-diode

Leur petite pluie de plaies de crépon sur les blés, coquelicots dans les prés.

Zoulouland

Ce qui me semblait écho.
Des mots prononcés in petto.
Une boule de papier froissé, dont je lisse les plis d’accordéon, et j’entends.
Cabossé, entre les lignes bleues de la tablature, le souffle, silicose du bandonéon.
Indicatif Tango.