Les premiers jours de juin
Je regarde des photos, il n’y a rien d’autre à faire.
Noirs et blancs, mon regard, l’histoire.
Il y a la pudeur de la distance, de l’autrefois, on parle à ces visages à voix basse, et on espère, qu’une joue rosisse, que la brise soulève une mèche, on frotte, les lèvres ne bougent pas, si la photo était en couleur, il y aurait encore un peu de chair.

