ce que vos yeux vairons

Devinette

Märchen, à pas contés, mon premier tient en quatre lettres.
Si vous trouvez, roi serez, une couronne d’aube ceindrez.

Grünewald

Voyage au pays des bocaux, des mots longs comme des phylactères médiévaux, et mystérieux, Stachelbeeren, Johannisbeeren, une bouteille, ventrue, comme une cornue, un liquide jaune, une liqueur, je cherche l’athanor, je reconnais l’écriture de l’alchimiste, sur les petits pots de confiture, je referme l’armoire, ses deux vantaux, repliés comme des ailes, un retable.
Je suis ailleurs.
Tout me le dit.

Tout est possible

Le Vopo, jambes en ciseaux.
Le cadre étroit de la photo, coureur de haies grises.
Un hallier pousse sous ses pieds, plus vite qu’un bosquet de bambous, des fleurs carrées, le vénéneux des agglos.
La transgression, à jamais suspendue.
Je secoue le cadre, comme une boule de neige remplie d’eau.
Le saut de l’ange, le Vopo déchire le papier, et passe de l’autre côté.
Le mur, un miroir, je secoue encore, son casque vert, tête la première, je fais un pas de côté.
Car il tombe.

Alice, und Walden

« C’est le vent »
Son bélier, sur la porte, sous la jupe trop courte de la cloison, se presse une forêt de feuilles mortes, des odeurs de mousse, qui passent, un paillasson, le lit, peut-être d’une nixe, soulevée des eaux, le torrent, son enlèvement.
Je crois au ravissement, vienne un faune, Märchenland, so heißt du.