Sans le soleil

« Qu’elles sont belles », le bouquet de fleurs.
Un homme, devant un champ de fleurs.
Le bouquet est là, au fond de ses yeux.
Ses yeux sont bleus, qui les ouvrira y verra, un iris, un brin du champ, sur une herbe, un reflet, une pointe de ciel.
Je croise tous les jours l’énigmatique, un homme indéfinissable, tous les jours, il marche, la tête un peu penchée, comme un moine déambulant. Je crois qu’il ne regarde pas autour de lui, le paysage, ce qui compte, c’est marcher, le paysage est au-dedans de lui.
Toute la matinée.
Le clocher qui sonne ses quarts d’heure, ses demies, et tout le reste du temps, tout ce temps, celui qu’a mis le papillon, pour passer de la fenêtre du salon, à la porte-fenêtre, j’entends un petit choc, plus doux que celui d’une mouche, je le vois qui volète dans la grande clarté, et j’ouvre, trois mètres, entre les deux ouvertures, toute la matinée.