ce que vos yeux vairons

Transhumance

Quand je vous lis.
Et qu’un mot, plus haut qu’un autre, presque en relief, qui percerait presque le papier, de ces rondes-bosses qui accrochent le regard, « Je l’ai déjà vu quelque part », un mot, comme, aile, metar, crosse de fougère, un mot-battant-de-cloche, que je retrouve là, en votre enclos, échappé de mon bestiaire.
L’inverse.

Dazibao

Moitié-moitié, moitié, à l’intersection de trois ensembles, la forme du triangle, chaque coin, une frontière, et en ces trois points, non répertoriée, ni rectangle, ni isocèle, qui je suis, identique, et diffractée, la fraction, le tiers d’une fleur fanée de pissenlit.
Je suis du pays de.
Ne cherchez pas.
Tous, petits singletons, une rue, qui se perd, dans l’estuaire de l’étang, et ici, moins qu’une rue, un chemin, qui incise à peine la forêt.
Mes pays sont tout petits, quelques visages, des maisons, avec leurs arbres, leurs bouts de ciel, juste assez grands, pour en revenir, à temps, l’heure venue, « On mange, Mahlzeit » et tutti quanti, aurait dit ma grand-mère, qui était plus encore de partout, que je ne le suis.
Je suis de ma langue, velours-crochet, qui accroche tout ce qui traîne, de l’allemand, du français, du macaroni, et des terres qui vont avec.
Portrait avec ombres, chinese theater, guel, nit, sfumato.