Le haut cahier, page 33

par marronbleu

La respiration s’amenuise, le soufflet des poumons à l’oeil nu ne soulève plus rien, je transporte mentalement le dormeur dans quelque crypte royale, le temps de la sieste, un éphémère gisant, son marbre incongru, aux veines basanées, dynastie d’un après-midi, le temps bref d’un empire, puis le Carrare bouge, sous la statue, le vide d’un cénotaphe, sa pierre tiède.