ce que vos yeux vairons

Le haut cahier, page 55

Au-dessus des nuages.
En dessous, la rumeur, l’agitation, sarabande désordonnée, nous n’avons pas appris des fourmilières.
Du bruit, de la fureur, sur le bord d’une tête d’épingle.
Sommes-nous plus, vus des confins.
Le temps de le prononcer, rien.
Pas même une piqûre dans le cuir de ce qui nous entoure.
L’univers nous gobe, et nous digère.
Nous, hommes, sommes le gaz de son rot.

Le haut cahier, page 54

L’île, ce ruban de Moebius, où même l’eau finit par être ciel, construction de l’esprit, ce bout de trottoir peut être île, et mes yeux, un coin de miroir, very small telescope.

Le haut cahier, page 53

Vous êtes, pulsar, et je n’ai pas la clef pour vous lire.
Je vous regarde.
Voici, de quoi écrire.

Le haut cahier, page 52

Une étoile filante, et mes yeux se desillent.
L’été, le ciel, dilaté, et après le ciel, après, il y a quoi, derrière.