Le haut cahier, page 60
par marronbleu
Un taon mord la tranche de ma paume, la cerise d’une grosse goutte de sang, devant moi, des insectes rapides, leurs trajectoires rectilignes d’aéronefs futuristes du « Cinquième élément », qui ne tiennent compte de rien, juste ma main, un obstacle à sucer, jusqu’à la mort, mon autre main écrase la mouche accrochée à la plaie, à ma gauche, en montant, à droite, en descendant, le torrent cascatelle, le bruit d’une baignoire qui se remplit, y plonger le poinçon, oh, l’eau, premier baume.