ce que vos yeux vairons

Je lis, à voix haute, une page, le plaisir de voir le texte se lever, gonfler, comme une voile.

Qui, plus île, que le
Japon mystérieux, l’ange
Au sourire, la pluie

Sur le buisson de
Buis, carrelé de toiles
D’araignée, la brume.

Quartier des tanneurs

Écrit sur une peau, livre des heures, l’ombre des lettres s’étire, l’été finissant, le crayon rebondit sur le sillon d’une gerçure, le récit se ride, plissé d’une voix, bruine d’une main, d’un visage, sur le grain du papier, sous la peau, circule un sang noir de fumée, des veinules qui s’enroulent, encre caillée d’un motif maori.