ce que vos yeux vairons

La pente

Bientôt, la lumière s’affadira, bientôt, les ocres, les curcuma, lourde toge du mois d’août, se disperseront sur les arbres, une bruine d’or, au verger, déjà, les fruits embrasent leur cire sur les branches de hauts chandeliers, et fondent. Une pomme tombe, et s’éteint.

S’en va

Jusqu’à épuisement du sachet de thé, le soleil, dilué, dernier jour, août, l’été, j’en cherche le goût de dragée, homéopathie.

Un lent écoulement, comme une bile, pour digérer le monde, la poésie.

Nuageux

Manteau bleu, ciel, laiteux, virgule argentée de la lune, Madone. Ébauche. Le vent, dissolvant, chasse l’esquisse. Décomposition de la Vierge, un autre tableau, la chaux, l’azur d’une médina.