32 août

par marronbleu

L’été, qui fut ample, comme un fleuve qui vous laisse croire qu’il est mer, n’est plus que le filet d’un affluent, sa source, Aral qui se tarit, le soleil, un peu plus chaque jour s’évapore, laissant sur les peaux son sceau, son ocelle sur les poignets brunis, hostie pâle, à la place du cadran de la montre.