ce que vos yeux vairons

Fire works

L’un, à l’os hyoïde, l’autre à la flûte à un trou, la mère de tous les chants, sa monodie, l’ison, guttural, et du fémur taillé de l’animal, un grondement, sous l’abri, un répons, lueurs ocres du levant, le feu vibre, sur la roche, une chasse, robe brune de l’auroch, les muscles ondoient, la mélopée s’orne, syncope, fil de trame, fil de chaîne, la pierre, irriguée, s’incarne, une flèche, un cri, la paroi se déchire sur le brame de l’animal à l’agonie.
La terre gronde.
Les hommes halètent leur saga.
J’entre à la schola.

Défiguré

Ainsi qu’un carreau de faïence, tombé,
Azulejo décomposé, le ciel, la pluie. Tableau, Gris

Neanders

Mon prénom est un galet rond, prends un percuteur, un os de cerf, rognon de silex, bam, une lame de pierre, je m’appelle Anne

Sibérique
Où la dernière braise de ta race s’est-elle éteinte, frère de pierre.
Acculé au fond d’une grotte galicienne, les yeux vagues, déjà perdus sur la mer