ce que vos yeux vairons

Black out

Ce matin, ma longue troménie, en lente déambulation, entre les laminaires.
On aurait dit de vieux bouts de films déchirés, du celluloïd, rongé, le ciel, la mer.
Circuler.
Il n’y a plus rien à voir.

Am Strand

Tous ces aplats-Staël,
Le bleu, le bis, le sel, les
Algues en cheveux.

Le rostre quiberon

Le rostre, Gérard de Narval.
La mer, sauf cette aiguille, vertébrale, de la lauze, bouillon noir, la terre, son marc, la terre, long slackline, un funambule au vertige, le front bas, et moi, comment marcher, ouvrir les bras, le ciré, sustentation.

Hiiiii

Il y a d’abord les droites, hypoténuses d’un triangle-rectangle, les lignes d’un paysage, qui fond, je touille l’eau d’un bocal, y creuse un entonnoir, où dégringolent le ciel, les nuages.
La mer est un cadre noir, et je suis un cheval au dressage qui apprend à ployer le genou.
Je hennis.
Comment dit-on, en cheval, tout ce qui me remue au-dedans.