Licht, grau

« Ne fais pas d’histoire », on le dit aux enfants.
Mon pays tout petit est un enfant taciturne, qui ne fait pas de bruit, que sais-tu de ses souterrains, de son théâtre d’ombres, la nuit, ducasse grotesque, carambolage, avec un K, pour que ça Kogne, mais sans bruit, ne fais pas d’histoire, on me l’a dit.
Je ne vois pas la charogne, loin, l’air corrompu, l’odeur haut-le-coeur, seule, une couronne noire, un cercle de corbeaux, ronde qui croasse, Ophüls tourne un cauchemar, trahit, entre les hautes herbes, la carcasse.
Mais peut-être n’y a-t-il rien, les oiseaux grincent, sans raison.
Un îlot, couffin de roseaux, d’herbes couchées, autour, des cernes d’eau, clapot qui se brise sans bruit contre les fondations de ce radeau lacustre, les pattes puissantes d’un oiseau, aubes palmées, un cygne se hisse, puis tout se lisse, la hampe de son cou déroule une ouïe, un cri bref, enroué, la contrebasse se couche. Silence sur l’étang. Un foulque cromorne. Silence sur l’étang.
Septembre, je suis les nuages migrateurs, ailleurs, septembre, un hémisphère différent, la fin de l’hiver, ici roux, là-bas vert, septembre au printemps, les nuages-mages n’annoncent pas pour moi la naissance de la lumière.
Tutti insieme entriamo nella cattedrale senza vedere nulla gli occhi accecati dalla luce fredda della facciata scolpita in mezzo alla pianura. Torniamo fuori e da una porta a fianco scopriamo la Certosa come una piccola città lombarda cinta di mura, portici, colonne, capitelli intagliati, storie di santi in terracotta, chiostri illuminati dal bagliore delle acque […]
via Il grande silenzio — marcellocomitini