
Pi, porte torii
Posée sur l’eau, trois traits noirs
Sont calligraphie.
Le calendrier a un grain, un grain de beauté, protubérance des jours, qui prorogent l’été, août s’étire, comme un ruban de guimauve, septembre, casaque colchique, peut attendre.
Une fleur sans tige s’est échappée d’un vase, métamorphose du papillon en Papillon.
L’été, qui fut ample, comme un fleuve qui vous laisse croire qu’il est mer, n’est plus que le filet d’un affluent, sa source, Aral qui se tarit, le soleil, un peu plus chaque jour s’évapore, laissant sur les peaux son sceau, son ocelle sur les poignets brunis, hostie pâle, à la place du cadran de la montre.