Meisterstück
L’apprentissage, et sa méiose, appren-tissage, humilité de la trame, qui se fond, sous la lisse de la laine.
L’apprentissage, et sa méiose, appren-tissage, humilité de la trame, qui se fond, sous la lisse de la laine.
Le bulletin disait, bon élément, mais ne parle pas.
Atrophie, glossodynie.
Équilibrer les maux, balance à fléau.
Je parle, in petto, je vous écris.
Car comment dire, oh, il fait beau, le ciel est bleu.
Le ciel est si bleu, aujourd’hui, sans avoir les larmes aux yeux.
Sur une plinthe de la paroi, tout bas, la membrane d’une cochlée, spirale de pierre gravée, un ricochet sur l’eau, sa succession de cercles concentriques, suspendus à jamais, je passe mon doigt sur l’hélice, de la cicatrice, jusque sous le sillon de mon ongle, je sens s’enrouler les anneaux d’un plain-chant, sa gravure noire, matrice indélébile, bouche fermée.
J’écoute, in petto.
Oh, frère de pierre.
Étrangère
Sens, le temps a poli mes arcades sourcilières, me reconnais-tu ?
Je tremble
Le dos de mes mains est ocre. J’écris, sur la voûte de ton abri, un ciel, mes doigts s’écarquillent en étoiles, je fais une faute, tu ris.
Je borborygme aussi
J’entre.
La salle est claire, un piano droit.
Nous nous disposons, pauvres goliards en un minuscule demi-cercle, contour d’une absidiole.
En son centre exact, fiché comme la pointe sèche d’un compas, un arbre.
Qui se met à brûler, pour nous.
L’intelligence, et la bonté, un buisson ardent.
Qui se fait braise, l’humilité, et nous réchauffe, sans nous consumer.
J’ai la gorge sèche.
Ding, 9h00, à l’airain clair du clocher de sainte-Ségolène.
La gorge serrée.
J’écoute l’arbre à chanter, chanter, et pauvre goliard, je croasse.