Un monde laminaire

par marronbleu

Sur le sable gris s’est dévêtue Vénus, les laminaires sont son vison

Et peut-être est-ce fourrure d’une femme, je lis son âge sur les rides en vagues du renard, son poil flamboie, les derniers feux d’une forêt d’érables, puis bientôt, sur le tour de cou, le goutte à goutte, au pinceau, les premiers fils plus clairs, un estuaire qui s’étend, piébaldisme.

Un tas d’algues.
Le sable est lisse, sans traces de pas.
L’histoire s’efface, la femme à la fourrure, emportée.