TO/GA
par marronbleu
J’avais envie d’étang,
Une tâche me retenait,
Un ballon captif,
J’ai laissé faire mes doigts,
Un chien bien dressé,
En moi, un chien de la meute
A rongé la ficelle,
Assise à ma fenêtre,
Je me suis envolée
J’avais envie d’étang,
Une tâche me retenait,
Un ballon captif,
J’ai laissé faire mes doigts,
Un chien bien dressé,
En moi, un chien de la meute
A rongé la ficelle,
Assise à ma fenêtre,
Je me suis envolée
Et en route pour l’aventure
Immobile
Et l’étang de thau mérite bien le détour…
Pour cela, il faut,
Rester immobile, laisser
Faire, chien intérieur
Découvert ce matin :
« On peut donner sa vie pour trois fois rien. La donner ou la perdre. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est un petit étang dans les hauteurs de Saint-Sernin. Ce sont les événements de la lumière sur son eau sensible. Je suis sur la rive, à vingt mètres de l’apparition. Comment la nommer : rien, mais un rien enflammé. Un ange hollandais a renversé une poignée de diamants sur l’eau claire. Une fortune de rien, un fourmillement de lumières sur l’eau comme dans l’âme. » C Bobin, la grande vie.
Un jour, peut-être. Lorsque la lumière sur l’étang sera aussi belle que celle qui nimbe la phrase de Christian Bobin, je prendrai une photo. Peut-être vous y reconnaîtrez-vous.
En attendant, J’ai dans un coin secret la toute première, flamboyante. Et sa musique d’épiphanie solaire.
J’attends, également. Je pose un objectif, sur le filet à papillon.