L’ivoire d’une défense
Ces Madones à la
Taille cambrée, l’Enfant-Dieu,
Tenu sur l’arche
De leur hanche, à peine
Déporté, pour ce qu’elles ont
Été tournées dans
Ces Madones à la
Taille cambrée, l’Enfant-Dieu,
Tenu sur l’arche
De leur hanche, à peine
Déporté, pour ce qu’elles ont
Été tournées dans
Il est heureux que la sacoche soit de cuir, dedans, tessons, restes de pillage, des phrases, intruses, des tables lourdement mises, couverts de vermeil, cristaux de Bohême, vous le savez bien, je ne bois que dans des verres à moutarde, cependant, de ce butin disparate, garder quelque chose, une pierre de voyage, légère à ma main.
« Patience dans l’azur »
Me voilà légère, mais le ventre boursouflé, j’ai avalé ma cangue.
Digérer le bout de bois.
Fenouil, pastis.
Me souvenir.
Je n’aime pas le goût de l’anis.
Tout seul, il pourrira.
Comme ces hommes qui
Soulèvent leur robe et
L’encensent, Moyent
Orient, les fumées
De l’automne, sur le tas de
Feuilles brûlant, mes paumes.
Chanson sans paroles,
Saison naturelle de
L’étang, les pontons,
Les cols, relevés,
Je cherche ma place de
Roseau sur ses rives.
Là, le vitrail se désassemble, une phrase fragile, grisaille des coulures de plomb, le soleil qui passe par les échardes du verre a des contours de rose rapiécée, et la rosace se fane, ses pétales tombent, petite pluie de cristal, ne reste que la pierre des colonnettes de son sépale.
Prière, nue.
Tu vois, posées, comme un château de sable, négatif, les crenelures, sable tassé tombé des sculptures de caoutchouc de mes chaussures, j’avance, sur le parquet sombre, la ligne de grès des forteresses sur les versants noirs des Vosges
Tu ne dis rien
Sous le cognassier, les feuilles, que je ne ratisse pas, Aubusson, Lurçat, mort-dorée, le tapis crisse, sur l’herbe, où je crois marcher sur du sable mouillé
Compotier, sur la
Banane qui se tigre,
Vol noir. Moucheron
La rosée froide
Du matin, maintenant, qui
Féconde, rouillée,
L’allée de roses. En
Haie, les Tokyo, cils blancs, une
Paupière se ferme.