Rub al Khali
L’hiver-Aral, ses
Sables, où s’enlisent les
Couleurs, arc-en-rien
L’hiver-Aral, ses
Sables, où s’enlisent les
Couleurs, arc-en-rien
Le petit bras dormant, tout au bout de l’étang.
Plus que pénultièmes, il y a les champs.
Les feuilles de nénuphar se sont retirées dans les profondeurs, sous-fleurs, comme sous-tasses d’un service à thé, bol raku, remisés pour l’hiver.
Ne reste des fleurs qu’un rostre, qui pointe son poing à la surface.
Les pétales jaunes.
Peut-être, s’il ouvre la main, séchés, dans sa paume, comme débris de piécettes, dans la sébile d’un mendiant.
L’étang, l’otage, étant otage de l’étang, syndrome de quoi, Stockholm inversé, tout est consenti, je m’impose à lui, il improvise, apprenti, alors le soir, je ferme la porte sur moi pour lui
L’ombilic qui me
Lie à l’étang, autour de
Mon cou, voir la vie
La brume, immobile.
Les roseaux sont barreaux noirs,
Et le vent les rouille
Au bout de la brume,
Derrière la digue, les aplats
De la bruine, tableau
La brume. Relique
Du rêve, à la remorque
Du jour, la lune, blanche
Hier, irisé,
L’étang-nacre, aujourd’hui,
Argent, iridié